Diagnostic préimplantatoire (DPI)

©koya979-Fotolia
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Cette méthode, autorisée en France depuis 1999, s’appuie sur une fécondation in-vitro (FIV), afin de pouvoir réaliser un diagnostic génétique au stade embryonnaire. L’objectif étant de permettre au couple de débuter une grossesse avec un embryon non malade.

 

Quels couples peuvent bénéficier du DPI ?

Le recours au diagnostic préimplantatoire est légalement réservé aux couples hétérosexuels qui :

  • ont une forte probabilité d’avoir un enfant atteint d’une maladie génétique particulièrement grave et reconnue comme incurable. C'est le cas de l'amyotrophie spinale de type 1.
  • sont en âge de procréer. 

Quelles structures pratiquent le DPI ? Qui faut-il contacter ?

En France, c’est l’Agence de la biomédecine qui coordonne le suivi de l’activité des centres de DPI.

4 sites spécialisés en génétique et en assistance médicale à la procréation (AMP) sont aujourd’hui habilités à pratiquer le DPI :

  • le centre de Paris-Clamart
  • le centre de Montpellier
  • le centre de Strasbourg
  • le centre de Nantes

 

Ces structures sont toutes dotées d’une équipe médicale pluridisciplinaire qui accompagne les couples tout au long de ce parcours. Elle comprend notamment un anesthésiste, un biologiste du diagnostic génétique, un biologiste de la reproduction, un généticien, un gynécologue obstétricien, un psychologue et une sage-femme.

>>> Voir coordonnées ci-dessous des centres de DPI.

 

Détail des étapes du DPI :

Il est important de savoir qu'une démarche de DPI prend du temps. Il y a beaucoup de demandes au regard du nombre de centres susceptibles d'y répondre. On conseille le plus souvent aux couples de compter de 18  mois à 3 ans.

PHASE 1: L'ETUDE ET LA VALIDATION DU DOSSIER

  • transmission du dossier pour accord au centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) : cet établissement doit valider le principe du recours au DPI pour la maladie susceptible d’être transmise.
  • parallèlement, validation de la faisabilité génétique et gynécologique par le centre de DPI (bilan génétique du couple, bilan gynécologique et hormonal pour la femme, spermogramme pour l’homme).

Si les conditions génétiques et médicales sont réunies, le centre de DPI recevra le couple lors d’une consultation pluridisciplinaire d’une demi-journée afin de lui expliquer toutes les étapes ainsi que les résultats susceptibles d’être obtenus. L’équipe répondra également à toutes les questions qu'il se pose avant de faire signer les consentements pour débuter la démarche.

PHASE 2 : LA PROCEDURE DE FECONDATION IN VITRO

 

Une fois la démarche de DPI lancée, le couple va suivre un processus de fécondation in vitro, qui comprend différentes étapes :

  • stimulation ovarienne afin de disposer de plusieurs ovocytes matures qui seront ensuite fécondés in vitro (injections hormonales pendant 10 à 12 jours).
  • prélèvement des ovocytes  par voie vaginale, sous contrôle échographique et sous analgésie ou anesthésie générale ou locale. Cette ponction est réalisée au centre de DPI et nécessite une demi-journée sur place.
  • recueil des spermatozoïdes le même jour que le prélèvement des ovocytes. Dans certaines situations particulières, des spermatozoïdes préalablement congelés et/ou recueillis par voie chirurgicale peuvent être utilisés.
  • fécondation in vitro des ovocytes par la technique ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection) réalisée sous microscope. Pour améliorer la fiabilité du test génétique ultérieur, un seul spermatozoïde est ainsi introduit dans chaque ovocyte à l’aide d’une micropipette.

 

PHASE 3 : LE DIAGNOSTIC GENETIQUE ET LE TRANSFERT EMBRYONNAIRE

 

Les embryons qui se sont bien développés suite à la mise en fécondation font l’objet d’une biopsie avec prélèvement d’une ou deux cellules.

 

Le diagnostic génétique est réalisé sur ces mêmes cellules pour chaque embryon afin d’identifier ceux qui sont malades. Seule la maladie à l’origine de la démarche de DPI (ici l’amyotrophie spinale) est recherchée.

Une consultation est programmée le lendemain ou sur-lendemain du diagnostic afin d’informer le couple des résultats et de décider du transfert d’embryons non atteints.

 

Le transfert embryonnaire consiste à déposer l’embryon (généralement 1 maximum 2 pour éviter les risques liés aux grossesses multiples) dans l’utérus à l’aide d’un cathéter introduit par voie vaginale. Ce geste ne nécessite ni anesthésie, ni hospitalisation et la patiente peut ensuite reprendre une activité normale sans efforts importants.

Une fois le transfert réalisé, la probabilité d’obtenir une grossesse est d’environ 30%. Dans la majorité des cas, les grossesses obtenues se déroulent normalement et ne nécessitent pas de suivi particulier.

 

En cas d’échec, le couple échangera avec l’équipe pour déterminer si une autre tentative doit être initiée. Dans ce cas, un nouveau calendrier sera établi après quelques cycles de repos.

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur le diagnostic préimplantatoire et ses différentes étapes, vous pouvez également consulter le document ci-dessous publié en 2012 par l'agence de la Biomédecine. Seul le centre de Nantes n'y figure pas en raison de son ouverture récente (début 2013).

Le DPI et vous, publication de l'agence de la biomédecine - 2012
Le DPI et vous agence de la biomédecine
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Contacts des centres de DPI

Centre de Paris-Clamart

Pavillon Jean d’Alsace

Service de gynécologie-obstétrique

Hôpital Antoine-Béclère

157 rue de la Porte de Trivaux

92140 Clamart

01 45 37 47 68

 

Centre de Montpellier

Hôpital Arnaud de Villeneuve

371 av. du Doyen Gaston Giraud

34295 Montpellier Cedex 5

04 67 33 64 04

 

Centre de Strasbourg

CHU de Strasbourg

19 Rue Louis Pasteur

67300 Schiltigheim

03 69 55 34 57

 

Centre de Nantes

Hôpital mère-enfant maternité

38 boulevard Jean-Monnet

44093 - Nantes Cedex 1

02 40 08 32 34